C’est la question que l’on me pause souvent.
Cela parait évident en bord de mer mais il n’est vraiment pas simple d’acheter du poisson frais sur la Côte d’Azur !
Tout d’abord à cause de la persistance de la surpêche et la fragilité des écosystèmes marins en méditerranée. La majorité des stocks restent surexploités, avec encore 75 % des communautés de poissons concernées par la surpêche.
Les efforts de protection (aires marines protégées, réduction de l’effort de pêche) commencent à porter leurs fruits, mais leur impact reste limité et la taille moyenne de certains poissons, comme les sardines, a diminué de manière significative en dix ans.
En résumé, la Méditerranée abrite une biodiversité marine riche mais très fragilisée, avec des progrès lents et des défis majeurs pour les années à venir si l’on veut continuer à manger du poisson !
C’est dans ce cadre que nous accordons, au Brusc, une grande importance à la protection de la lagune et de la presqu’ile du Gaou, protégées Natura 2000, qui servent de refuge aux posidonies et de nurserie à de nombreuses espèces de poissons blanc, dont les daurades, bars, sars,…
Il existe aussi plus au large les poissons bleus (pélagiques) comme les sardines, le thon rouge ou encore l’espadon.
Vous pouvez trouver les « poissons de roche ou de fond » qui servent notamment pour la bouillabaisse comme la rascasse, le saint pierre, le rouget.
Pour une bonne « bouille », n’oublions pas les petits poissons pour la soupe comme les girelles, serrans, Roucaou…
Terminons par de nouvelles espèces qui se sont développées au cours des dernières décennies compte tenu du réchauffement de la méditerranée, par le canal de suez, comme le Barracuda, maintenant très présents sur nos côtes.
Ensuite, en lien avec la raréfaction de la ressource, il n’y a plus qu’une poignée de pêcheurs professionnels au village, dont les poissons sont en plus souvent réservés à l’avance par les restaurateurs !
On peut néanmoins parfois en acheter le jeudi matin assez tôt, à l’entrée du village, en direct du pêcheur, si la pêche a été bonne et la météo clémente…
Autre possibilité au port de la Coudoulière avec un pêcheur très efficace qui vend sa pêche en direct sous un stand bleu. Très souvent, vous y trouverez du Thon rouge et dorades roses. (sauf le lundi et mercredi).
Enfin, les pêcheurs professionnels sont plus nombreux à Sanary et disposent de stands pour vendre le long du quai, là aussi assez tôt le matin (souvent vers 10h00). Evitez le mercredi, jour du marché !
Sinon, il y a toujours les poissonneries toute la semaine au niveau du marché…
Quelque soit l’espèce choisie ou le lieu d’achat, les tarifs seront toujours autour de 30 €/ kilo.
La dernière possibilité pour obtenir du poisson frais est l’élevage. La baie de Tamaris (La Seyne-sur-Mer) est le cœur de l’aquaculture toulonnaise, avec des fermes en mer produisant principalement du bar et de la daurade.
Elles privilégient des densités d’élevage faibles et une alimentation contrôlée, ce qui favorise la qualité du poisson et limite l’impact sur l’écosystème.
La production est là aussi vendue en circuit court, directement aux poissonneries, restaurants et quelques hypermarchés de la région (notamment Auchan à la Seyne), garantissant fraîcheur et traçabilité.
En plus des poissons, la rade de Toulon est aussi connue pour sa conchyliculture (moules), toujours en circuit local ! A déguster, par exemple, chez Riton devant la plage du Cros, à volonté pour 19.90 € avec frites et différentes sauces…